C’est un voyage en Orient que nous offre cet opéra pop. Un
voyage qui mêle culture chinoise et occidentale. Un voyage où Bouddha et sa morale sont à l’honneur. Un voyage qui nous fait découvrir l’un des contes les plus populaires de l’empire du Milieu.
Au théâtre du Châtelet depuis le 26 septembre, Monkey, Journey to the West est un opéra créé à l’initiative du groupe Gorillaz.
Après l’opéra rock de Starmania, voici venir l’opéra pop de Gorillaz. Monkey, Journey to the West est issu du conte chinois Xi You Li de Wu Chenge’en qui a bercé de
nombreuses générations depuis 1592. Situé dans un monde mythologique, ce récit fantastique et humoristique s’inspire du pèlerinage qu’entreprit un moine chinois en Inde au VIIème siècle.
Mélangeant épique et trivial, cette histoire passe d’une dimension religieuse quasi mystique à une satire à peine voilée de la bureaucratie. Ce spectacle a la particularité de proposer une
rencontre entre de la culture occidentale avec les arts martiaux et traditionnels chinois. Réalisé notamment par Damon Albarn et Jamie Hewlett, les deux acolytes de groupe virtuel Gorillaz, cet
opéra transpose ainsi sur scène ce fleuron de la civilisation chinoise.
Le paradis au bout du chemin
Tout commence par un œuf en pierre, duquel né un singe. Après avoir acquis l’immortalité, ce Roi Singe s’en va défier Bouddha et se
retrouve emprisonné dans la paume de la main de l’Etre Suprême. Il ne sera libéré que cinq cents ans plus tard par la déesse Guanyin. En contrepartie, le Roi Singe devra accompagner et protéger
le moine Tripitaka et son Cheval Blanc dans leur voyage vers l’Ouest (l’Inde). Ce périple a pour objectif de rapporter les Ecritures Saintes bouddhiques en Chine afin de sauver le pays de la
décadence. Sur leur chemin, ils rencontreront différents obstacles qu’ils parviendront à surpasser dans la peur, la joie voire l’humour. Comme le veut le conte chinois, leur voyage se termine au
paradis et chacun reçoit alors une récompense de la part de Bouddha pour avoir rempli leur mission.
Musique pop et jeu de lumière
Cet opéra en neuf actes mêle le cinéma au théâtre et au cirque. La musique, alliance de musique traditionnelle chinoise et de pop,
apportée par le chanteur Damon Albarn, est sublimée par la voix des chanteurs et chanteuses chinois. Au rythme de l’orchestre, les quelques 70 acrobates sautent, se plient, ou encore volent au
milieu d’un décor lumineux. Les arts martiaux sont à l’honneur comme tout autre art traditionnel chinois. Les couleurs se mélangent et s’entremêlent sur scène, traduisant notamment les
sentiments des personnages.Tout simplement époustouflant et fantastique, ce spectacle a de beaux jours devant lui. Production du Théâtre du Châtelet, il se tenait jusqu’au 13 octobre à Paris,
après une avant-première à Manchester. A partir de juillet 2008, il devrait entamer sa tournée à travers le monde, avec une première étape prévue à Berlin.
article publié sur lemagazine.info
Par Schneider Julie
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Publié dans : Culture/Médias
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